samedi 2 avril 2011

Politique fiction: Qui l'eut cru en 2011?.

dans ce magma bouillonnant du paysage politique tunisien, des 50 partis ayant pris position sur la ligne de départ, beaucoup savent que la moitié est là pour un baroud à l'honneur de  la révolution  et ses martyrs. Les trois quarts de la deuxième moitié se sont constitués en partis sur des slogans périmés d'un autre siècle alors que tout a changé et tout continuera à changer à un rythme effréné. Le reste, par le jeu d'alliances et de coalitions strictement électoralistes et donc  conjoncturelles, sera réduit à trois ou quatres partis.  animant la vie démocratique  qui sera, nous l'espérons vers 2025-2030, le régime de croisière de la Tunisie démocratique du troisième millénaire.
De prime abord, tous les partis autorisés par l'ami RAJHI sont à créditer d'une affiliation républicaine quelque soit leur obédience et doivent respecter les objectifs de la révolution en participant à l'édification d'une vie sociale et politique nouvelle, moderne et rompant avec les pratiques d'avant le 14 janvier 2011. Par ailleurs, d'aucuns se demandent quels partis vont  réellement émerger en tant que forces politiques significatives et avoir l'honneur d'être dans le dernier carré et pour lesquels il conviendrait de s'investir, Sans devoir lire dans la boule de cristal politique, un observateur politique peut se baser sur:  i) le profil démographique de la population tunisienne, ii) le profil économique en régime de croisière (vrais statistiques), iii) la cartographie de l'indice du développement humain et iv) les tendences technologiques qui se profilent à l'horizon. Il peut de même, compter avec les  acquis de la modernité et de l'éducation d'une part et d'autre part capter les différents courants politiques dominanrs et changements produits dans le monde. Alors, il pourra s'essayer à la prospective moyen terme afin de dessiner les contours de la vie politique tunisienne à l'horizon 2030. Ce jeu est fort intéressant car beaucoup de ce qui se passera demain prend racines dans le quotidien de la scène politique d'aujourd'hui. Les gourous de la prospective savent bien le capter et l'exploiter. Pour s'amuser on peut imaginer se réveiller un des matins de 2030 en constatant que:
1. Le centre de gravité politique en tunisie oscille depuis quelques années déjà entre le centre droit et le centre gauche. Tout écart gouvernemental par rapport à cette marge politique a produit une instabilité dans le pays. Cela a toujours été sans conséquences car  le régime du scrutin mis en place depuis 2011 et corrigé depuis au moins quatre fois, exprime fidèlement la volonté populaire et a fini par doter le  système politique tunisien d'une bonne résilience.
2. La spécificité du substrat socioculturel de la tunisie a fait que le centre droit s'est constitué autour  d'une sorte de ''démocrates islamistes '' apaisés et plutôt '' AKP tunisiens'', alors que le centre gauche représente les gardiens de la révolution (au sens 14 janvier). En fait, des  quasbaouis authentiques assagis, alliés à  des travaillistes transfuges des syndicats résultant de l'éclatement de l'UGTT au nom de la pluralité syndicale. Tous fidèles des plus fidèles, humanistes et laics attachés à une social démocratie parfumée par les senteurs régionales. Ces deux pôles sont arbitrés par deux grandes sensibilités qui pèsent sur la vie politique par les alliances et les blocages qu'ils ont toujours su provoquer: d'un côté ''les démocrates Verts'' qui, de l'avis de tous, ont été la  bonne surprise de la  tunisie nouvelle. De l'autre, les '' modernistes'' vigilents gardiens des droits de l'homme et de la femme héritiers d'un bourguibisme en permanente mutation.
3. La persistence de groupuscules extrémistes d'un autre siècle a d'autant plus posé de problèmes que l'éclat de leurs (ex)actions a été systématiquement  amplifié par les médias électroniques. Ces derniers sont devenus une vraie caisse de résonance de la vie sociale et politique du pays. Les partis centristes de gouvernement, sous pression,  n'ont pu jusqu'à ce jour résister à la tentation de  récupérer leurs causes (et leurs partisans) ce qui a créé régulièrement  des instabilités. Toutefois, le retour aux urnes ( informatiques) ramène la stabilité. le système politique tunisien a gagné en maturité et la génération au pouvoir est de son époque. Pour le reste les tunisiens se mettent à produire des champions, des artistes de renommée et des savants de couleur locale. Qui l'eut crut en 2011, quand la Tunisie était au bord du goufre?







  






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